Le calme, la tranquillité… éléments essentiels pour se
ressourcer.
Je me souviens de ce jeune homme assis au pied d’un grand marabout. Il semblait capter la plénitude de cette fin de
journée, quand le soleil entame son voyage pour un ailleurs qui se réveille et qu’il embrase les visages, ici, où tout va s’endormir.
J’ignore si les pensées de cet inconnu étaient sereines ou non, mais je veux croire que oui.
« L’instant » détient tant de secrets pour ceux qui sont à son écoute et j’aime à croire que ce soir là, sur
l’ile de Kerkennah, certains d’entre eux se livrèrent à lui…
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Mercredi 1 juin 2011
3
01
/06
/Juin
/2011
11:53
-
13
Et si tout est arrivé par ici, c’est que rien n’y est comme
ailleurs. Sourires ou larmes, rires ou cris, tout est multiplié, tout est promesse. Les flammes sèment le courage et le jasmin signe une révolution… Dites aux oiseaux de mauvais augure qu’ils
s’égosillent pour rien.
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Samedi 28 mai 2011
6
28
/05
/Mai
/2011
10:47
-
5
Je ne sais rien de lui… rien de ses tourments, rien de ses
plaisirs.
Cinq heures de route non-stop. Je n’étais plus loin de Tozeur. J’ai arrêté la voiture à l’entrée d’un petit village
pratiquement désert à l’heure de la sieste. Je suis descendu de la voiture pour me détendre.
C’est à cet instant que je l’ai vu. Il était assis à même le trottoir, le dos contre un mur, à quelques mètres de moi.
Je lui ai adressé un salut de la main auquel il a répondu d’un signe de la tête et d’un sourire.
Le silence était total ; la chaleur, enveloppante comme je l’aime, de celle qui fait vibrer l’air et donne
l’impression, à l'horizon, que les routes s’évaporent dans le ciel.
J’ai fait quelques pas dans sa direction et je lui ai demandé si je pouvais le photographier. J’ignore d’où m’est venu
ce courage. Il a glissé une main dans ses cheveux, mais le gel a empêché toute transformation. Il a semblé hésiter, mais très vite, d’un battement de paupières, il accepta.
Et voilà… La rareté des clichés autant que la brièveté des rencontres me plait énormément, aussi je n’ai que deux
photos de ce garçon incroyablement serein, incroyablement photogénique dans son absolu dépouillement qui a pourtant enrichi ma mémoire.
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Mercredi 11 mai 2011
3
11
/05
/Mai
/2011
23:00
-
11
Amis touristes, ne vous privez pas des grandes choses… ne boudez
pas la Tunisie. N’ayez pas peur des désordres d’une révolution qui recèle des trésors d’avenir. Soyez de ceux qui verront naître les jours nouveaux. Vous aurez la joie, peut-être la fierté,
d’être sur place pour autre chose que la simple odeur du jasmin, les plages alanguies sous le soleil, les pâtisseries, vous serez là, pour l’histoire...
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Lundi 18 avril 2011
1
18
/04
/Avr
/2011
06:49
-
23
Un regard, juste un exil de quelques instants et oublier l’usure
du temps…
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Samedi 9 avril 2011
6
09
/04
/Avr
/2011
08:06
-
7
Quand le matin fait scintiller l’argent de l’eau du port de Bizerte, j’aime à me dire que la
vie commence avec un clapotis contre la pierre moussue où les filets de pêche se reposent, le rouge sang d’une frêle barque et le ballet au ralenti des habitants.
Rien de plus… Peut-être un café ?
Oui, juste un café, les yeux fermés sous le soleil, en attendant que, demain, tout recommence.
Et puis, devant l'adresse des enfants, devant leur insouciance matinale...
...se souvenir que c'était vous, autrefois, qui, dans le soleil, vous mesuriez aux éléments
.
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Samedi 26 mars 2011
6
26
/03
/Mars
/2011
08:39
-
6
Le Sefsari, ce voile tunisien en coton, en soie ou en lin,
demeure un de mes plus chers souvenirs d’enfance. Rencontrer, au détour des rues, des femmes âgées qui le portent encore m’émeut infiniment. Chacune d’elle fait renaître mes jeunes années, au
point de la suivre des yeux, jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Parfois nos regards se rencontrent et font vibrer nos mémoires respectives. Le mien traduit que je l’aime, que je la respecte. Le
sien… qu’elle connaît l’histoire !
Dans ces moments nous nous comprenons.
Tant de ces femmes ont eu un enfant français accroché à leurs jambes et tant de Français de cette époque sont un peu
des orphelins de ces femmes qui sentaient la « helba », (fenugrec) une épice qui continue de me poursuivre dès que je vais en Tunisie. Dès que je la sens flotter dans l’air, je marche
au radar et retrouve celui ou celle qui en est imprégné.
"Sefsari et Helba", la clef des souvenirs...
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Tunisie
Mardi 22 mars 2011
2
22
/03
/Mars
/2011
09:54
-
9
Commentaires