Dans la douceur de la nuit qui s’installe, vous observez la mer,
vous écoutez son bruit. Le vieux mur se dresse sur la falaise et le feuillage qu’il retient s’obscurcit dans le ciel. Dans ces moments de pure entente avec les éléments je me dis que l’audace
serait, peut-être, de ne plus en avoir, l’aventure, de ne pas en vivre…
Par Michel Giliberti
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Vendredi 3 février 2012
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Tout, chez toi, fait renaitre ce qui mourrait en moi. L’égoïste peut-être,
l’animal sans conteste, mais, de l’aube sereine aux tourments de la nuit, je parcours ce terrain de mes sens que tes grands yeux d’automne défrichent pour le printemps futur. MG
Par Michel Giliberti
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Lundi 30 janvier 2012
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Vous ne pouviez ignorer, dans cet écrin précieux de pierres et de plantes
secrètes, combien votre sombre silhouette et vos yeux d’acajou allaient vite me monter à la tête.
Puis la porte s’ouvrit, vous me dites d’entrer… J’étais déjà perdu de vous avoir trouvé.
MG
Par Michel Giliberti
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Samedi 28 janvier 2012
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Je gravis des sommets qui me renvoient au sol et je gueule mes silences
comme on crache sur l’asphalte.
Les oiseaux de malheur tout autour de ma rame finiront par piller mes fruits lourds à porter.
Comment dire " je t’aime" autrement qu’à le dire quand chacun de tes mots me conduit au mutisme.
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Lundi 29 août 2011
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La bête qui vit en moi attend toujours de tes caresses, mais un hiver
maussade et un été humide lui donnent l'envie d'un autre maître.
Je me barricade derrière l’ennui. Petite résistance et douce revendication.
Mon mal d’en haut, comme un carillon éolien, tinte au gré du vent.
Hémographie des désordres © giliberti / éditions bonobo
Par Michel Giliberti
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Vendredi 26 août 2011
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Quand les roses finirent par
ne plus rien sentir et que, derrière les grilles, la rue devint une tache abstraite…
Quand le souffle vital vint de sa cigarette et que le silence s’installa à deux brins de
tabac...
Nulle envie d’un coin non-fumeurs...
Non, juste celle d’absorber le brouillard bleuté qui sortait de sa gorge et agaçait mes yeux.
Juste cette nourriture en lisière de ses lèvres et au terme de ses doigts.
Je publie de nouveau ce
petit post mais avec une meilleure qualité des photos. (meilleur scan)
Par Michel Giliberti
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Samedi 13 août 2011
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Tu ne t’es jamais envolé
Mon air
Pas même une fois pollué.
Tu t’es protégé des trous noirs
Mon air
Adepte des cris en parloirs.
Même si s’infecte ta blessure
Mon air
Je ne peux rien à ta torture.
Va donc crever sur d’autres sables
Mon air
Que je goûte à l’irréparable.
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Jeudi 28 juillet 2011
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