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  De toutes parts les bleus...
  Même la nuit qui se glissait dans ta demeure s’en revêtait
Toi, entre faim et soif, tu attendais
Moi, entre peur et cran, je me taisais.
Je me souviens des parfums lourds de la cour, juste derrière
Ceux de ta peau, juste devant
Ses cicatrices.
Immense nuit, immenses lieux, immense conte.
Comment livrer avec des mots cette douleur qui conforte ?
Comment décrire les amertumes de la douceur ?
À vivre tant, les hommes se meurent toujours d'un rien
Toujours trop vite, toujours à l’aube.

© Giliberti / 2009

Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Jeudi 11 juin 2009
- Communauté : Poé-vie
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Le soleil embrase ta peau depuis plus de vingt ans et le sable la polit.
Tous deux t’ont fait comme tu es, sombre cuir à mes yeux, parangon sous mes doigts.

De ces choses d’une vie, de ses incertitudes, ton sourire serait bien celui qui compterait si l’amour magnifique qui m’attise aujourd’hui menaçait de s’éteindre.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Mercredi 10 juin 2009
- Communauté : Poé-vie
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Chaque homme se retournait sur ton passage… chaque femme.
Souviens-toi… Londres… la cour arrière de la galerie où j’exposais… nos rires, notre confiance au fond des yeux.
Et puis New York, les boîtes de nuit, l’alcool et la musique… et toi, mon guide dans cette ville ou ton nom et ton visage s'affichaient sur les murs.
J’ai eu la chance de te trouver comme on se perd et se perdre avec toi a eu de la gueule.
Ton bras autour de mes épaules aux heures de l’amitié a tant marqué mon devenir…
Ce canevas pourtant rompu laisse traîner ses fils et ton visage se recompose sur mes toiles. Je fais de toi une oeuvre comme d’autres en font une vie.
Aujourd’hui, bon nombre de tes "amis" te rejoignent sur Facebook.
Je ne le ferai jamais… Te connaître vraiment, te connaître tant me permet ce luxe suprême ; cette toile-là ne m’intéresse pas.

Et là, sur mon blog, offert une fois encore, ton profil…
Une fois encore, tes yeux fermés sur un passé toujours présent, sur un passé ensemencé des heures douces où toi et moi avions la chance de rêver et croire qu’il suffisait de vivre pour demeurer en vie.


Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 10 avril 2009
- Communauté : blog artiste
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Jaloux de l’eau…
De cette liaison qu’elle entretenait avec toi en cette fin d’après-midi.
Juste avant… mes mains avaient tout su de tes mystères, mes lèvres, tout bu de ta peau mate.
Juste après… encore meurtri de nos ébats, je regardais comme un voleur ton bal intime sous la douche, ta mise à mort de nos parfums, de nos sueurs.
Jaloux de l’eau…

Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Mercredi 8 avril 2009
- Communauté : Poé-vie
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Certains hivers tunisiens, alors que la plage n’est plus qu’un souvenir, que Moez et moi bavardons à l’ombre des murs blancs, au son des musiques sirupeuses, la lumière des bougies fait naître de cette composition orientale faite de divans profonds, de soie et de velours, des ambiances de peintures hollandaises.

Dans ces soirées d’ambre et d’obscur, dans ces versions des mille et une nuits revisitées, Moez prend alors les allures d’un authentique Rembrandt.


Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Lundi 6 avril 2009
- Communauté : blog artiste
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Aujourd’hui le soleil est enfin rentré dans la maison… Il a investi la transparence des hellébores cueillis au jardin et celle du cristal...


  ... Il a réchauffé le vieux bois de la selle de dromadaire et la peau de mouton…



... Puis, il a allumé chaque objet, comme pour une fête...


Enfin, il a réveillé les murs de mon souk normand qui hibernait depuis si longtemps...


Mais c'est encore et surtout au creux des héllebores qui palpitaient de plaisir que j'ai aimé le voir paresser...


Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Dimanche 15 mars 2009
- Communauté : blog artiste
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Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs couleurs sèment
Mais à l’heure des progrès
La peur gagne sous le masque.
Pauvres mots, pauvres morts
Textes noirs ou bien blancs
Le voyage fait peur…
Pauvre peau sous la boue
Noirs atouts au soleil
Le voyage n’a pas lieu



Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs ardeurs sèment
Mais à l’heure des progrès
Le froid gagne sous la flamme.
Tant d’instincts refoulés
Foule entière sans destin
Qu’à dessein on enterre…
Pauvres rêves emmurés
Formatés puis brisés
Aux frontières des nantis.

© Giliberti / 2009

Textes noirs ou blancs que le vent prend et laisse tout au bord des trottoirs…
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Mardi 10 mars 2009
- Communauté : Poésie française
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