Un de mes pantins ; un pantin, témoin de nos
déchirures et de nos rafistolages ; témoin de nos destins transbahutés, de nos bouffonneries exigées et de nos parodies d’équilibre.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Dimanche 14 juin 2009
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Je n'ai toujours pas le temps de venir sur mon blog
mais cet après-midi, l'orage menaçait le jardin et je voulais laisser une trace de ces heures où la végétation comme avant une éclipse reste immobile, attentive,
muette...
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Lundi 11 mai 2009
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Mais quels souvenirs aurions-nous gardés d’un Churchill sans son cigare, d’un Malraux sans une cigarette dans la tourmente de
ses doigts ou d’un Gainsbourg sans son éternelle clope vissée aux lèvres ?
« Fumer tue ! »
Oui, mais voilà, la gestuelle du fumeur a quelque chose de fascinant et Fethi, Mohamed, Frank, Moez, Lionel et Salim sont là pour l’exprimer.
Fethi... Gigarette à la plage.
Mohamed... Cigarette dans la cour.
Franck... Cigarette dans l'atelier.
Moez... Cigarette dans la maison de
Sidi Bou Saïd.
Lionel... Cigarette dans
l'atelier.
Salim... Cigarette dans le jardin.
C'est vrai... et même de façon détournée, puisqu’on ne peut oublier la malheureuse employée de banque qui s’est fait assassiner ces
jours-ci par un de ses clients, alors qu’elle prenait sa pause cigarette sur le trottoir. Oui, décidément...
«
Fumer tue ! »
Ou peut-être est-ce la loi ? Quelle misère !
J’ajoute que je ne fume pas et que l'histoire sordide de cette femme poignardée ne me fait pas rire, malgré le ton que j’emploie, mais elle démontre comme le disait Montaigne, combien « la
plupart de nos vacations sont farcesques ».
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Dimanche 25 janvier 2009
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Adolescent, dans le silence de ma chambre, j’aimais
lire au chaud de mes draps. C’est au cours d’un de ces voyages intimes que je découvris le roman de Robert Musil Les désarrois de l'élève Törless.
L’étrange et sulfureuse sensation que cette histoire fit naître en moi me bouleversa à tel point que je ne pus lire autre chose plusieurs jours durant.
Ce livre m’avait si profondément troublé que, trente ans après, alors que je traversais une période de doutes et de questionnements sur mon travail et que je cherchais un titre à ce tableau,
resurgit de ma mémoire le titre de ce roman. C’est ainsi que j’intitulai ma toile Le désarroi du peintre.
Peut-être que ces toiles dérivant au fil d’une eau qui les engloutit doucement sous les yeux fatalistes de l’artiste sont à mettre en regard des yeux de Törless qui voyaient doucement l’élève
Basini sombrer dans une souffrance qui lui révélait son propre désir ?
J’aime ces souvenirs si particuliers qui ont marqué mon esprit de leur empreinte ; ils surgissent aux moments les plus inattendus et recréent ces connexions de hasards qui, ajoutés à mon
éducation, ont doucement, au fil des années, fait de moi celui que je suis.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Vendredi 12 décembre 2008
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