Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Commentaires

W3C

  • Flux RSS des articles

Peinture et Poésie

Les-bequilles-rouges

Nous avançons, béquilles de sang aux bras.
Nous avançons plus ou moins bien.
Nous avançons, c’est déjà ça.
À l’autre bout de nos espérances, l’horizon n’est pas ce ciel limpide tant décrit. La vieillesse apaisée, la vieillesse orgueilleuse, n’est pas au rendez-vous.
Alors nos corps balbutient.
Alors nos gestes hésitent.
L’oreille se tend, l’œil déchiffre, mais c’est déjà la fin.
J’allume des veilleuses, je veille mes chagrins, mais tout, dans la nuit noire, reste inerte et le destin, comme un phare immuable, pulse au sommet de cette lointaine côte qu’il me faudra franchir pour rencontrer l’oubli.
MG

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /2010 08:02
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Partager    

 

 

Silence-noir

Une simple pause, un regard de buis et puis, l’heure douce s’enfuit bien trop vite, nous prive de la nonchalance, du partage et du geste repus.
Par erreur, par mensonge, le temps définit ses élasticités en fonction de nos enchantements, de nos sottes angoisses.
Mais qu’importe si l’heure ne dure qu’un instant ! L’image s’est imprimée à vie.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /2010 10:52
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    

 

 

les-vertes-envies Les chevaux du passé sont venus jusqu’à moi, écumants et brillants dans le petit matin. Ils ont dit à mon père d’aller voir dans la grange si l’amour est bien là, tout au chaud de la paille. Et mon père a dit « oui », puis au plus énervé, il a posé une main sur son flanc, comme on touche une femme qui attend : « Tout va bien, calme toi, c’est l’ardente du matin, l’étoile de Bohème !  Tu ne peux avoir peur. » 

Moi, j’ai vu dans ma main l’oiseau tiède se mourir et j’ai vite jeté le petit sac de plumes.

 

© Giliberti

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 18:50
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Partager    

 

Trève-copie-1

Vous disiez ce soir-là, à deux pas des glycines, que l’orage prochain oppressait tous vos sens. Il est vrai que, si blêmes sous le soleil éteint, vos pommettes saillaient et déchiraient mon cœur.
Je respirai peu et mon souffle, au détour des parfums de vos mots, me semblait presque vain, sinon lâche.
J’aurais voulu connaître un parcours moins brillant et renaitre de l’austère vérité qui s’émanait de vous.
Vous aimer sous la pluie menaçante m’aurait bien convenu, mais vos rêves déçus n’entendaient presque rien.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 08:05
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    

amours-nomades
Les amours nomades transportent avec elles toute la violence et la vertu nourries des plus grands désordres.
De ces grands et beaux combats, de leurs creux et de leurs bosses percées des rouges verticalités du quotidien, naissent nos nourritures terrestres ; tout souffle confondu et sang mêlé.
© Giliberti
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 06:30
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    

Traces
Traces de sang ou peut-être d’amour
L’œil retient ce qu’il croit avoir vu
Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin
Tout décrire pour cacher davantage
C’est peut-être le sens d’une vie
C’est sans doute le sens de la mienne.

© Giliberti 
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 10:21
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Partager    


Le-mur

Un jour on se retourne dans la lumière     
Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux
Plus rien n’influence nos destinées
Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien! 
Toute l’enfance reste écrasée sur ce vieux mur comme un insecte dans son sang 
Notre regard est enfin plein de notre seule vigilance.

© Giliberti M 

 

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 17:46
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Partager    

En savoir plus...

MA BIBLIOGRAPHIE
LES AFFICHES DE MES EXPOS
  MA DISCOGRAPHIE




Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés