Petit rêve si pâle
Déclic sur fond d'ennui
Heures bruyantes, tristes et sales
Des poubelles dans Paris.
Un garçon me sourit
Puis regarde vite ailleurs
De peur d'être incompris
Quand il n'est que douceur.
Petit rêves en rafale
Intime espoir des rues
Aux heures trop animales
Des rencontres perdues.
Un garçon qui travaille
Puis s’accroche fataliste
Au camion qui cisaille
Ses mains d'équilibriste.
Petit rêve en cavale
Et silence qui m'attriste
Tant il rend bien bancales
Mes beaux désirs d'artiste.
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Jeudi 25 février 2010
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Si présent l’été de mon enfance
L’herbe folle aux mollets, les
sauterelles, les papillons dans les blés.
Si fragile la soie des coquelicots, sa
caresse légère entre les doigts rougis.
Si généreux l’étang vert des têtards, le
métal turquoise des libellules, le cuivre des lézards.
Si présent l’été de mon
enfance
L’esprit libre de tout, les mains pleines de
rien,
Quand le bleu de la terre irisait mon regard de fortunes
gratuites.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Mardi 29 décembre 2009
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08:21
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Pauvres amis, pauvres frères, croyez-vous qu’un ailleurs serait plus favorable ? Croyez-vous que les chemins de mer mènent encore aux
rêves ?
Croyez-vous qu’à souffrir, on vous pardonnera et qu’au souffle des rives nouvelles, votre passé vous laissera
sauf ?
Nos continents arides sont dotés de plus d’amer que d’amour et vos larmes n’auront pas le pouvoir
d’y faire croitre le moindre sentiment.
Pauvres amis, pauvres frères, de tous les héros actuels qui publient leurs mémoires, vous êtes, vous, et vous seuls, les héros d’une
époque tragique où l’on parle d’égalité en termes précieux quand il faudrait hurler et se battre pour ne pas crever de honte.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Dimanche 29 novembre 2009
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Incertaine l'ouverture
Si fatal l'obstacle...
Qu'ils sont tristes ceux-là
Qui défont nos audaces.
Imprécis les amours
Si limpides les haines...
Qu'ils sont tristes ceux-là
Qui construisent nos peurs.
© Giliberti / 2008
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Mercredi 3 décembre 2008
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J’aime à penser que je ne savais rien d’autre que les
pluies et les grands soleils qui lavaient et séchaient ma peau.
J’aime à penser que je n’étais rien qu’un jouisseur des choses de cette Terre et que le danger, quand il se présentait, devait me rendre simplement courageux…
J’aime à penser que depuis la nuit des temps, c’était ainsi pour chacun…
Et puis, un jour, certains commencèrent à émettre des idées sur notre devenir et formulèrent ce qui devait nous convenir.
Dès lors, ces « grands éclaireurs » nous ont plongés dans une belle nuit.
J’écris juste quelques mots en l’air, quelques mots venus de mon amertume depuis que j’ai appris qu’il ne restait plus qu’une centaine de lynx au monde, que des milliers d’autres espèces allaient
disparaître mais que l’info principale demeurait la crise boursière.
On tente de sauver l’argent qui n’existe pas et l'on tue ce qui existe depuis toujours.
Comment sommes-nous arrivés là ?
Par Michel Giliberti
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Mardi 7 octobre 2008
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22:26
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Par Michel Giliberti
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Jeudi 18 septembre 2008
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05:42
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Si j’étais de ceux-là
Solennels dans leurs vies
Et si humbles dans nos lois
Je crois bien que mon poing
Dans un acte de pourpre
Irait bien faire saigner
Les acteurs bien pensants
Absents en toute chose
Qui devraient de leur nuit
Faire un vaste midi
Et des heures insulaires
De brillants continents.
© Giliberti / Hémographie des désordres / 2008
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Lundi 19 mai 2008
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08:10
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