J’aime à penser que je ne savais rien d’autre que les
pluies et les grands soleils qui lavaient et séchaient ma peau.
J’aime à penser que je n’étais rien qu’un jouisseur des choses de cette Terre et que le danger, quand il se présentait, devait me rendre simplement courageux…
J’aime à penser que depuis la nuit des temps, c’était ainsi pour chacun…
Et puis, un jour, certains commencèrent à émettre des idées sur notre devenir et formulèrent ce qui devait nous convenir.
Dès lors, ces « grands éclaireurs » nous ont plongés dans une belle nuit.
J’écris juste quelques mots en l’air, quelques mots venus de mon amertume depuis que j’ai appris qu’il ne restait plus qu’une centaine de lynx au monde, que des milliers d’autres espèces allaient
disparaître mais que l’info principale demeurait la crise boursière.
On tente de sauver l’argent qui n’existe pas et l'on tue ce qui existe depuis toujours.
Comment sommes-nous arrivés là ?
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Mardi 7 octobre 2008
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Si j’étais de ceux-là
Solennels dans leurs vies
Et si humbles dans nos lois
Je crois bien que mon poing
Dans un acte de pourpre
Irait bien faire saigner
Les acteurs bien pensants
Absents en toute chose
Qui devraient de leur nuit
Faire un vaste midi
Et des heures insulaires
De brillants continents.
© Giliberti / Hémographie des désordres / 2008
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Lundi 19 mai 2008
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7
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Et s’il fallait courir, plutôt que marcher.
Et s’il fallait se perdre plutôt que de se trouver.
Il y aurait peut-être le rêve franchi, le rêve à soi, enfin comme une capture, une soif de se dépasser.
Les chemins pénètrent les forêts et nous les suivons avec entrain. J’aimerais entrer dans l’obscure de mes vœux avec le même zèle puis, au bout des dents le brun d’herbe ou la fleur nécessaire à
l’image.
Et courir, me ravir, m’épanouir et…
Souffler, m’épuiser, m’allonger sous un arbre et…
L’ouvrage de toute une vie tient à ces petits points, ces accrocs et ces mailles que l'on tend.
Un écart dans l’ordre des choses pour sourire au désordre.
Dire non au sevrage imposé qui nous lie pieds et poings et nous rend sans saveur.
S’égarer, mes frères… s’égarer ! Nul besoin de GPS dans le bleu de nos si courtes existences.
Par Michel giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Dimanche 11 novembre 2007
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