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Jeudi 28 août 2008

Et puisqu’en août, au jardin, il m’est donné de croire que l’automne s’installe, mes amours de soleil se tachent aussi de rouille et de rose, puis s’enferment déjà au secret des silences et de tous les mots vains.


par Michel Giliberti publié dans : Poésie communauté : Poésie française
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Mercredi 27 juin 2007

Les bras en croix sur une terre morte
Il a brûlé tous ses atouts
Les bras trop grands pour une simple étreinte
Il a laissé les corps déçus.
Les bras en croix sur la folie des hommes
Il a fermé ses yeux d’enfant
Les bras en croix sur ce qu’il a détruit
Il peut attendre que tout renaisse
Mais amputé de ses grands rêves de fou
Que peut demain l’homme d’aujourd’hui ?

© Giliberti / 2007


par Miche Giliberti publié dans : Poésie communauté : Poé-vie
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Mercredi 27 juin 2007
Dieu, Diable, et sainte histoire
Ont toujours su bien m’ennuyer
Mais quand aux soirs de grandes attaches
Entre fumées et draps froissés
Entre douleur et faim de nous
Tu m’ensorcelles jusqu’à l’aurore,
Me vient en tête et c’est stupide
L’envie de dire à ton oreille
Tu es mon ange et mon démon

© Giliberti /2007

par Miche Giliberti publié dans : Poésie
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Jeudi 8 mars 2007

C’est aujourd’hui la journée de la femme, et dans cette  société des quotas et des formules, je veux simplement embrasser celle qui se souvient de moi chaque instant de sa vie et que j’aime chaque jour… ma mère qui aura 91 ans en mai.


Maman, aujourd'hui © Giliberti / 2007

La chaux brûle les morts,

Et consume leurs rires.
De sa poudre incendiaire
Elle blanchit l’âme noire
Dès l’ultime départ.
Une vague se retire
Là-bas où tout se meurt.
*
Là-bas au rien ne meurt,
Une mère qui respire
Comme un négoce d’ambre
Autour de l’A D N,
Me parle encore et plus
De son amour égal
De son fardeau entier.
*
Ici, ou tout me happe
Depuis mes nuits de craintes
Jusqu’à mes jours de doute
Cette mer de mots d’amour
Cette mère des maux d’amour
Me réconforte quand l’heure
De ma vieillesse arrive.

In Voyage secret Tunisie © éditions Bonobo/2004

Maman, dans un fantasme oriental...


par Michel Giliberti publié dans : Poésie
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Mardi 27 février 2007



Je m'en veux un peu de n'avoir pas grand chose à dire ces jours-ci, mais j'ai quelques raisons sérieuses qui m'empêchent de le faire et me rendent vulnérable. Mon esprit n'est pas tout à fait disposé à capter ce qui ferait rire ou rebondir.
Aussi, dans ces moments de défaillance où les jours difficiles s'invitent à ma table, je préfère donner du temps au temps et mettre sur le fond noir de mon écran, mes rêves bleus, mes instants fragiles qui sont autant de béquilles quand tout va mal.


© Giliberti / 2007

J'ai souvent parlé de Moez, mon grand ami tunisien qui a tant et tant posé pour moi, jusqu'à la fatigue, jusqu'à l'overdose, mais qui continue volontiers à le faire, car il sait que j'y tiens et que lui même est heureux de se voir reproduit sur des toiles dont certaines font parfois deux mètres de long et qui sont, pour la plus part d’entre elles, réunies dans un livre d’art « Voyage secret Tunisie ».

Je vous livre quelques-unes des photos qui le représentent et que j'aime tout particulièrement parce que lorsque je les ai prises, ça faisait à peine vingt-quatre heures que nous nous connaissions ; c'était en 2002. J'avais décidé que c’était là mon dernier voyage en Tunisie. Il est vrai que j'étais en pleine analyse et que les remises en questions m'aliénaient à ce moment de ma vie.

Et je le rencontre.
Et je décide le peindre.
Et mes voyages continuent.
Et j'emporterai un jour Jean Charles avec moi pour m'installer définitivement là-bas.


© Giliberti / 2007


© Giliberti / 2007


Quand ailleurs, c’est ici
Et que brûlent mes émois
Quand je migre sur place
Et m’empourpre de rien
Je n’entends que les mots
Qui détruisent les hommes
Ces mots morts et leur faux
Qui renverse mes sens
 Pour qu'ils n’engendrent plus .
© Giliberti / 2007







Deux tableaux issus des ces poses





par Michel Giliberti publié dans : Poésie
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Vendredi 27 octobre 2006
Encore un jour.
Un jour sans nuit.
Mes yeux savaient l'obscur
Quand tu les allumais.
Le coeur des hommes est si fragile
Sous ses blessures singulières.
Pourquoi ton chant s'élève haut
Et me renvoie à tes chevilles ?


© Giliberti - 2006

Moez à Beja/Photo Michel Giliberti © Giliberti 2006



La nuit,
Quand tout se tait,
Mon cœur,
Fait un tel bruit…

© Giliberti - 2006

La campagne de beja/photo Michel Giliberti © Giliberti 2006
par Michel Giliberti publié dans : Poésie
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