Dimanche 28 octobre 2007
Ce matin, je suis allé faire quelques courses chez Leclerc, au pays de mes chères caissières…
À l’entrée du magasin se trouvaient deux caisses automatiques flambant neuf, avec juste à côté, une dame très sérieuse chargée d’initier les clients à leur utilisation.

J
’ai regardé ces robots sans âmes avec toute l’amertume, pour ne pas dire la haine, qu’ils ont aussitôt suscitée en moi.

Nous vivons dans un monde difficile, souvent inhumain, où les contacts deviennent presque impossibles et, constater qu’au nom de la croissance aveugle et du profit, nous serons bientôt privés de rapports amicaux avec ces femmes qui entretiennent le tissu social, me met hors de moi.
Nous avons déjà des contacts téléphoniques où nous ne pouvons que taper des chiffres pour obtenir les renseignements souhaités, nous possédons des cartes, des codes et autres désincarnations affichées, et bien dans quelque temps, nous aurons des magasins, où, tout en faisant la gueule, nous ferons nos achats et les réglerons dans l’absolue solitude et l’indifférence générale.
Adieu les petits « Bonjour ! », les petits « Fait pas chaud ce matin ! ».
Fini ! Balayés, rangés aux oubliettes tous ces simples mots qui pallient parfois aux petits désarrois du quotidien et à ceux qui vivent la solitude.
Pour ma part, je boycotterai le plus longtemps possible ces robots de malheur qui contribueront davantage à la sinistrose générale qui fait que de plus en plus de gens sont dépressifs.
Je critique parfois l’Amérique, mais je suis bien heureux de voir que, là-bas, les grandes surfaces sont non seulement toujours équipées de caissières, mais aussi de jeunes gens chargés de ranger nos achats dans des sacs à provisions (en papier) et de les placer dans le coffre de nos voitures.
Pas si fous les Américains…

Alors, moi qui si souvent me suis moqué gentiment des caissières, je lance aujourd’hui un cri d’alarme pour les soutenir dans leur ultime combat contre ces robots stupides qui ne profiteront qu’aux patrons comme d’habitude…
Quelle misère !
par Michel giliberti publié dans : Quelle misère !
Mercredi 10 octobre 2007

Souvent je me suis amusé des conversations entre caissières et clients ; toutes avaient  comme un point commun la banalité de nos propos de tous les jours.
Mais cet après-midi, parti en coup de vent acheter une cartouche d’encre pour mon imprimante, j’ai été le témoin d’échanges pour le moins surréalistes.
J’étais dans le magasin.
Deux personnes attendaient  avant moi.
Entra une femme d’une cinquantaine d’années, essoufflée et en jogging.
 « Vous savez pas où j’peux trouver du tissu ? »
La commerçante en train de vendre une calculatrice d’un autre âge à un monsieur qui cherchait à convertir des euros en Francs, répondit laconique et sans même la regarder.
«  Y’a plus rien. »
La dame au jogging.
« J’vais aller à la pharmacie. »
La vendeuse à son client.
« Alors si vous appuyez là, vous avez les euros en francs et si vous appuyez là, vous avez les Francs en euros. Y faut que je vous la programme ? »
Le monsieur.
« Toujours ? »
La commerçante.
« Si vous faites attention, non ! »
La dame en jogging.
« C’est qu’il faut pas être en retard. La voiture de mon mari…
La commerçante.
« Du fil, il doit y en avoir. »
Un autre client qui n’avait rien dit jusqu’à présent.
« Le tissu, c’est ma femme quand elle fait des coussins… »
La dame en jogging
« De toute façon, je dois acheter du pain. Il est pas passé encore… »
Le monsieur à la calculette.
« Vous avez la même en plus petit ? »
La commerçante
« Oui ! »
Le client
« Elle calcule pareil ? »
La commerçante.
« Oui, mais en plus petit. »
La dame en Jogging.
« J’étais sûre avec le fil. J’attends mon canapé. Il le livre tout à l’heure. Mon mari… vous comprenez…»
Le deuxième client
« Ma femme , elle va à Avignon pour le tissu. »
Un grand silence… le client achèta sa calculette, la dame au jogging s’en alla, le deuxième client me fit signe de passer devant lui, sans explication.
Un peu abasourdi mais amusé, une fois encore, je demandai ma cartouche à la commerçante...
Quelle misère!

  
par Michel giliberti publié dans : Quelle misère !
Jeudi 27 septembre 2007

E
n juillet, alors que j’étais auprès de ma mère dans la maison de repos où elle se trouvait pour un mois, j’ai pu observer les petits vieux qui étaient là.

Certains avaient de la nostalgie plein les yeux, d’autres du ressentiment, mais tous avaient cette inquiétude du lendemain, cette indicible angoisse de se retrouver, en dehors de chez eux, dépourvus d’autonomie et comme privés de leurs libertés... C’est alors que je me suis aperçu d’une cocasserie, au départ, anodine…
Ces petits vieux, à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession, ont des petites manies et pas des moindres… Ils prennent tous « L’eau de mélisse des carmes Boyer »…
Vous me direz, quoi de plus naturel que de se soigner avec des plantes à leur âge (surtout que c’est vendu en pharmacie !)
Personnellement, ma mère (comme ma grand-mère autrefois), sous prétexte de « se sentir pas bien »se rue sur sa bouteille, trois fois par jour…
Elle fait tomber quelques gouttes du précieux liquide sur un sucre et aussitôt après, elle va mieux.
Et pourtant, cette chère eau de mélisse que l’on recommande pour se « remonter » est en réalité un concentré d’alcool à 80 ° ! Avec du sucre, ça doit bien faire monter le taux d’alcoolémie à environ 90 °.
Comment dire à ma mère, et aux autres que, s’ils se sifflaient un petit calva, ça leur ferait le même effet ?
Bien sûr, le calva n’est pas vendu en pharmacie... ça ferait désordre !
Et c’est ainsi que dans tous les hôpitaux, les maisons de retraites et autres hospices, nos petits vieux se shootent plusieurs fois par jour et vous regardent de leurs yeux attendris, qu’ils soient dans leur lit ou dans des fauteuils roulants, mais tous avec une fiole d’eau des carmes Boyer à portée de main…
En ce moment, on parle beaucoup de la maladie d’Alzheimer, une tragédie !
Notre cher président, un peu parkinsonien des épaules, en a même fait son cheval de bataille. ..
Mais ne soyons pas mauvaises langues, et demandons-nous simplement ce qu’il va faire pour humaniser tous ces lieux de désolation qui donnent des vices à nos chers vieux…
Quelle misère !

par Michel Giliberti publié dans : Quelle misère !
Mercredi 29 août 2007
prisons.jpgCe tableau avec Franck et Xavier comme modèles, me fut suggéré lors d’une conversation « sereine » avec une bourgeoise aux idées larges et qui « comprenait tout à fait les gays ».
La discussion avançait tranquillement quand, au bout de quelques instants, elle me dit : « Les homosexuels, c’est formidable ! Je les comprends tout à fait, ce sont des êtres exquis, si drôôôles... c’est géniaaal! ils ont du goût, leurs appartements sont toujours ravissants et ils sont si propres... »
Je lui répondis que c’était une vision bien réductrice des gays et je lui rappelais que nous nous battions aussi pour avoir les mêmes droits que tous.
Elle me rétorqua. « Se battre ? mais pour quels droits ? c’est idiot ! C’est comme si tous les diabétiques manifestaient… Ils ne peuvent quand même pas vivre comme les autres, on le sait ! Ils sont en prison. »
Pressentant le pire, je lui demandai ce qu’elle entendait par « en prison ». Elle me rétorqua entre deux petits-fours (nous étions à un vernissage) : « Notre société réclame une certaine virilité, une certaine audace, non ? Les homosexuels sont bien trop emprisonnés dans leur impossibilité de s’intégrer à elle... le vrai problème, c’est qu’ils sont en prison, je vous assure. »
Eh oui, je vous passe le reste, car j’étais à deux doigts de lui faire avaler tout l’or de ses breloques qui dégoulinaient sur elle, lui faisant comprendre qu’une minorité peut aussi espérer que la majorité les accepte comme ils sont, mais c’était difficile à lui faire admettre qu’elle n’était pas si compréhensive que ça… et que le milieu gay l’intéressait un peu comme les gens vous disent que les favelas sont « Formidaaables !!! » et que c’est « Incroyaaable !!! » ce que les pauvres peuvent faire avec un rien… sans tenter de se mettre à leur place.
Bref, en étant de charmants jeunes gens, dociles, propres et fantaisistes, nous étions, pour cette dame, suffisamment récompensés par le regard honnête de la société.
Nous étions un peu, grâce au quartier du Marais, des animaux exotiques qu’il fallait parquer dans un Thoiry conservateur ; une certaine idée de la « prison » pour homosexuel(le)s, tolérée par ceux qui les rejettent. Quelle misère!

Heureusement que ce discours n’est pas majoritaire ( quoi que... ! )
Voilà pourquoi, sur ce tableau, si la position  des personnages peut faire croire à l’unité, au rapprochement et à la tranquillité, les regards, eux, semblent inquiets et refléter ( pour Xavier, tête sur les genoux ), une inquiétude et pour Franck, un  fatalisme devant un horizon incertain.


Il faudra que je parle un jour de Xavier… plus tard, quand j’y parviendrai.

par Michel Giliberti publié dans : Quelle misère !
Vendredi 27 avril 2007
Gliese 581c, première planète extraterrestre compatible avec la vie
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 25/04/2007 à 16h04

.../ La découverte autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) d'une planète extraterrestre marque une étape importante car, pour la première fois, celle-ci réunit toutes les caractéristiques considérées comme indispensables à l'apparition éventuelle d'une forme de vie.../


Oui, mes frères, c'est bien là, depuis cette planète que je vous écris.
C’est formidable,tout est comme sur Terre!
Les cons se sont expatriés, il y a quelques millénaires, et continuent... à faire les cons!
Heureusement, sur cette Nouvelle Terre inespérée, il y a Dominique Vannée avec ses petits hommes Verts pour nous annoncer que tout va mal, qu'ici aussi, ça se réchauffe...
Heureusement, il y a aussi la droite bien pensante et répressive dont le seul objectif est de maintenir l’ordre pour continuer à faire des profits.
Heureusement, il y a bien sûr Nicolas Bulot, le grand initiateur du pacte écologique universel, qui se tait quand la droite défend le tout nucléaire.
Heureusement ! il y a même Yann Fucking Bertrand qui s’enrichit en vendant ses livres pour nous montrer que nous sommes dans la merde... mais vue du ciel.

Heureusement !… Il y a une candidate socialiste.

C'était en direct de Gliese 581c

Quelle misère !


par Michel giliberti publié dans : Quelle misère !
Dimanche 15 avril 2007
Je n’ose même pas vous raconter la dernière de ma caissière, ce matin, car vous allez penser que j’invente, mais comment résister, vous commencez à me connaître…
Ma caissière décidément très bavarde était en grande conversation avec une cliente, quand j’arrivai à la caisse…
– J’ai vu à l’émission de Ruquier qu’on opérait les sourds maintenant, et ça marche.
La cliente écoutait avec plaisir et attention.
– On leur met un truc dans la tête et hop, ils entendent, ajouta-elle.
La cliente, un peu sur sa faim parce qu’elle n’avait probablement pas vu l’émission en question, lui demanda davantage de détails...
–  Ben c’est comme je vous dis, on leur met un truc dans la tête sous les cheveux… c’est comme un porte-clef, mais en plus grand, vous voyez ? »
La cliente ne voyait rien, à l’évidence.
Alors, ma caissière continua.
– Ils leur mettent un truc en métal sous les ch’veux ou dans l’cerveau, j’sais plus trop, et puis une fausse oreille aussi. Lui, il en avait pas, vous comprenez ?  mais dès qu’il en a eu une avec le porte-clef, paf il a entendu ! Maintenant, ma mère en veut un elle aussi, elle est sourde comme un pot !
À ce stade de l’échange, la cliente émit un raclement de gorge significatif et acquiesça timidement gênée de ne pouvoir rétorquer quoi que ce soit.
Et c’est à ce moment que ma caissière conclut, goguenarde.
– Remarquez au prix du porte-clef, j’pourrais pas en offrir un à ma mère, vu qu’elle perd tout… Autant qu’elle conserve son appareil, vous savez le truc… là… ah… comment ça s’appelle déjà ?… le truc que Robert Hossein, il en parle tout l’temps à la télé… Audika, voilà ! çui-là, c’est plus sûr, au moins il reste au fond d’l’oreille ! Elle risque pas d’le perdre.»
La cliente a rencontré mon regard. J’ignore toujours comment on a fait pour ne pas éclater de rire, mais nous étions sur la même longueur d’ondes…



par Michel giliberti publié dans : Quelle misère !
Jeudi 5 avril 2007
On entend de plus en plus souvent des discours creux et insipides. J’ai écouté avec curiosité une émission à France Inter où un paparazzi pointait du doigt les blogueurs qui photographient les stars à leur insu et en font des articles qu’ils postent sur leur blog. Je veux bien croire que ce n’est pas là un procédé très légal, mais les paparazzi « officiels » des journaux people auraient-ils le monopole de la médiocrité qu’ils dénoncent chez les autres ?
L’invité de l’émission qui défendait son bout de gras par rapport à cette « dérive » des blogueurs était à l’origine des photos des poubelles de stars qui sont exposées en ce moment à Paris et qui sont supposées tout révéler de leurs propriétaires.
Quelle classe ! Quel travail formidable !
Le plus drôle, c'est que cet « artiste » met en avant l’autocensure de son « déballage »… Déontologie oblige !
Ainsi, s’il trouve une seringue dans une poubelle people, il l’enlève…
La poubelle d'une star doit être à l’image de celle-ci, retouchée, embellie ; une poubelle propre !
Société de l’hypocrisie et des faux évènements !
« Voici » donc ce travail d'éboueur paparazzi, qui resterait original et marrant si le discours n'était pas si exaspérant et « l'oeuvre » elle-même, plus spontanée et moins aseptisée...
Affirmer que c'est une exposition Trash comme je l'ai entendu dire, me laisse sur ma faim...
Où sont les capotes, les tampax, les mégots de joints, les tubes de gel... ?

Quelle misère ! (artistique)
Vendredi 30 mars 2007
Tous ceux qui me connaissent savent que je sors très vite de mes gongs dès que je côtoie l’injustice et la médiocrité qui la caractérise.
Ainsi, hier, au BHV, alors que j’étais à une des caisses de ce magasin parisien pour régler des achats, une des caissières se lève brusquement en éructant : « Ah ! non, c’est pas possible ! je prends ma pose. Il est hors de question que j’m’occupe d’elle. Elle pue trop ! J’ai pas envie de dégueuler. »
Interloqué par l’agressivité extrême de ces propos, je me retourne et aperçois une malheureuse qui trimbalait une charrette de fortune avec tout son bric-à-brac sous du plastique.
Gênée par l’accueil qui venait de lui être fait, elle se retira aussitôt en quête d’une autre caisse.
L’outragée et arrogante caissière ajouta aussitôt : « C’est ça… qu’elle aille puer ailleurs, mais pas à ma caisse ».
Je n’ai pas pu me contenir.
– Hé oui Madame, commençais-je calmement en la fixant, et en articulant à voix haute, la misère pue… Ça vous étonne ?
La jeune femme me lança à son tour un regard terrible.
– Elle peut se laver, non ?
– Ce qu’elle peut faire, je m’en moque, je réponds simplement à votre insolence. Quoi que vous pensiez, vous auriez pu le dire avec plus de discrétion et de toute façon vous n’aviez qu’à vous taire, et encaisser cette femme. Vos états d’âme n’intéressent que vous !
– Vous n’êtes pas à ma place.
– Vous n’êtes pas à la place de cette femme non plus. Vous voyez bien que c’est une SDF… Vous vouliez qu’elle sente le Nº 5 de Chanel ?
– Elle n’a qu’à se laver.
– Vous ne savez rien de sa détresse… rien de ses conditions de vie.  Elle ne prend peut-être qu’une douche par semaine, et elle sent très vite parce que ses habits sont sales, parce que ce n’est pas facile, parce qu’il y a mille raisons pour qu’elle n’ait pu se laver… Elle peut être malade… Vous pouvez comprendre ça ?
– Si j’étais sale, j’irais pas empester les autres… J’irais me cacher plutôt.
– Vous saurez sans doute vous cacher pour voter, je suis rassuré…
La caissière le prit très mal.
– Qu’est-ce que vous insinuez ?
– Ce que vous avez compris.
– Je ne suis pas raciste.
– Le racisme est social, Madame, rien d’autre !
À ce moment, les clients ont commencé à manifester une véritable aversion pour l’agitateur que j’étais et qui leur faisait perdre certainement un temps précieux.
Inutile de vous préciser que c’est tout qui me pousse à continuer bien sûr.
J’ai repris ma carte bancaire, mon paquet, et au moment de partir, je les ai tous regardés avec dédain.
– Vous avez raison… Mettez-vous du côté de cette caissière, comme elle soyez aveugle à la misère et allez voter Le Pen, bande de connards !
Et puis je suis parti, satisfait et bien triste à la fois de constater à quel point nous devenons égoïstes et comme il est pratiquement impossible de se mettre à la place des très pauvres dans une société qui tend à faire croire que nous devons être au top pour exister.

Quelle misère !

Lundi 26 mars 2007
Mon éditeur et moi.

Hier au Salon du livre, un visiteur s’est approché du stand des éditions Bonobo où j’étais installé pour dédicacer mes romans et m’a demandé d’un air un peu précieux, pour ne pas dire, affecté, s’il pouvait disposer de quelques marque-pages. Je lui dis que oui, bien sûr, mais au bout d’un moment, son enthousiasme excessif à dévaliser le stand, sans même regarder les livres des auteurs présents sur le stand, sans la moindre courtoisie, m’interpella. Je lui dis gentiment, et avec humour, qu’il pouvait aussi être curieux des ouvrages exposés et là, surpris par mon audace, il me dévisagea avec mépris, comme si ce que je venais de dire était incongru.
« Pourquoi ? » me demanda-t-il.
Sa réponse m’interpella et comme je m’en étonnai, il ajouta très vite pour couper court à toute investigation verbale : « Avec tous les marque-pages du salon, croyez-moi, c’est bien suffisant à lire, et puis les livres, vous savez… » (Il haussa les épaules et souffla avec ostentation pour bien marquer l'ennui qu’ils lui inspiraient.)
Je vis brusquement dans ses yeux la somme de ses non-lectures.
Je pensai alors que je préférais encore l’innocence de mes chères caissières de chez Leclerc qui n’avaient pas eu la chance d’acquérir une culture suffisante à ce bouffon hautain qui pouvait prétendre à l’inculture et à la justifier.
Quelle misère !
Cependant, le salon m’a permis de rencontrer des gens délicieux comme cette conservatrice de musée au visage très doux, aux mots apaisants avec qui j’ai partagé beaucoup d’émotion.

Conversation passionnante avec une dame...


par Michel Giliberti publié dans : Quelle misère !
Mercredi 21 février 2007
J'ai entendu aux infos qu'il était très sérieusement question de cloner nos dents et remplacer ainsi celles qui tomberont avec l'âge. Ces dernières, parait-il,  pousseraient normalement comme lorsque nous étions petits.
Les Japonais, preuve à l'appui, ont réussi cet exploit avec des souris.
Ils sont absolument convaincus que l'expérience sera tout aussi concluante chez l'homme, sauf que le cycle de la repousse devrait être plus long, de l'ordre de vingt ans.Donc, si une personne perd ses dents aux alentours de 70 ans, elle pourra, grâce à ce procédé, retrouver ses dents, juste avant qu'on l'enterre. Mais le plus amusant, le plus savoureux, sera de trouver une explication cohérente pour annoncer aux arrières petits enfants de ces anciens qui auront pratiquer ce clonage "dantesque" que leur pépé pleure parce qu'il « fait ses dents ».

Quelle misère !!!

par Michel Giliberti publié dans : Quelle misère !

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