Le blog de Michel Giliberti

Jean-Charles /1973

Un peu de Balmain sur mes joues

Et nos heures d’avant, les parfumées, reviennent me tourmenter.

Ces heures, quand dormir n’était pas nécessaire.

Ces heures, quand mourir n’avait pas de sens.

 

Un peu d’Eau Sauvage sur mes doigts

Et nos heures d’amour, les nourricières, reviennent me secouer

Ces heures, quand gueuler ne privait pas d’allure

Ces heures, quand pleurer pouvait aussi faire rire.

 

Un peu de Guerlain sur mon cou

Et nos heures d’ivresse, les insolentes, reviennent me déchirer

Ces heures, quand frapper n’était qu’une caresse

Ces heures, quand crever ne voulait dire que vivre.

 

© Giliberti / 2009


Lun 2 nov 2009 13 commentaires
Il est très beau...
J'ai mal à te lire ce matin Michel...
@ bientôt
Nath - le 02/11/2009 à 09h01
Merci Nath,
Il l'est toujours. J'espère que tu vas bien.
 Bises,
Michel
Michel Giliberti
Jean-Charles, sauvage, comme l'eau, insolemment beau, vous fait frémir autant qu'en ces premiers jours. Je vous comprends intensément.
Continuez doc à rire quand l'instant se présente, à gueuler vos joies et vos peines et vivez même lorsque l'envie de crever vous mord.
Nous, fidèles de ce lieu de rendez-vous, en avons besoin, pour survivre parfois.
Je vais recopier ces lignes magnifiques, à la main, pour me les approprier un peu, si vos le permettez.
Merci encore, Cher Michel;
Nabeth vous embrasse. 
nabeth - le 02/11/2009 à 09h41
Nous rions énormément car je suis un vrai clown au quotidien...
De toute façon, il le faut et ça reste le plus éfficace des médicaments. Hélas, dès que je prends la plume, l'inspiration n'est guère au rendez-vous ele bonheur à l'état pur m'inspire peu. Je préfère le vivre.
Merci Nabeth de toujours me faire partager vos idées, vos émois.
 Je vous embrasse,

Michel
Michel Giliberti
Bonjour, je clique pour chercher une amie michelle dont j'ai confondu l'adresse je tombe sur vous par ce matin un peu frisquet
je ne regrette pas c tellement chaud ici
bonne journée
LILIA - le 02/11/2009 à 10h28
Merci Lilia, une Michelle pour un Michel, pourquoi pas :o)
 @ bientôt peut-être,

Michel
Michel Giliberti
Michel! quel plaisir de vous relire....je pensais à vous et vos poèmes la semaine dernière en Tunisie
Je suis de nouveau transportée vers la sensiblité et la justesse des mots, l'infinie grandeur de votre état d'âme qui dégage un perfum subtil indescriptible
Merci Michel de nous revenir encore plus haut dans les sphères de la vacuité
Jacqueline
Jacqueline - le 02/11/2009 à 11h45
À mon tour de vous dire "quel plaisir" de vous lire. C'est si formidable tout ce que vous me dites.
Merci Jacqueline.
J'espère que votre séjour tunisien s'est bien passé.

 @ bientôt

Michel
Michel Giliberti
la tempête , ses cris pour rester en vie malgré l eau des déferlantes ,les cordages qui se pressent à mon coup , seul l instinct me guide à ce moment
peu importe l issue du combat , je gère les secondes une a une , la colère livre sa bataille mon esprit bien trop triste est déjà ailleurs
moktarjunior - le 02/11/2009 à 13h10
Ton instinct, dans ce combat imprévu, sera certainement le plus sûr des guides et l'amitié, bien sûr.
Je t'embrasse
 Michel
Michel Giliberti
Michel,
à vous lire, à regarder ce que vos yeux voient, j'imagine soudain ce que pourrait être un monde où on ne mentirait pas..
Un monde plein d'humanité et de présences humaines, un monde si loin de celui qu'on voudrait nous faire espérer aujourd'hui..
Encore merci, Michel, et plein d'amitié
François - le 02/11/2009 à 15h59
Je suis persuadé, François, que nous avons la même vision du monde, mais il est vrai que notre seul regard, notre seul espoir n'est pas suffisant pour remédier à l'actuelle désertion des sentiments.
merci François, @ bientôt,

Michel
Michel Giliberti
Michel, tu a sans doute remarqué mon amour pour les eaux de toilette et autres parfums... et leurs façons de nous rappeller tel ou tel événement.
Tu te rappelles, je ne m'étais pas gênée pour... mais ai-je le droit de citer ici un moment intime ?
Bises à toi et à ton grand escogriffe de JC...
bellelurette - le 03/11/2009 à 14h54
Mais bien sûr que je me rappelle et j'en étais même content...
Bisous,

Michel
Michel Giliberti
Je vous avais écrit sur "Fermeture" triste de penser que vous ne reviendriez plus poser vos mots sur ces pages, et ce soir je découvre ce poème bouleversant, ciselé au creux de l'émotion. Merci.
Nanie - le 04/11/2009 à 21h00

Merci Nanie... oui, je reviens, mais de temps en temps, désormais. L’hiver en est un peu la raison, car le jour se lève lentement et j'ai un temps mort de 6 h à 8 h avant de peindre, alors quand j'ai une idée (ce qui est de plus en plus rare) je la poste.

 @ bientôt,

Michel

Michel Giliberti

Quelques gouttes de Lui, aux creux de mes reins.. ivresse olfactive de son odeur jamais oubliée…

Larmes ruisselantes aux odeurs de ce manque qui assèche le corps… mais l’âme aussi..

Quelques gouttes de son parfum qui coule sur mon cou, descend entre mes seins et se noie au cœur même du désir…

Il était bon le temps du rire lorsque abandonnée, je me laissais caresser par les effluves aromatiques qui imprégnaient mes chairs…

Je ferme les yeux et il est là…. Là devant moi…. Et son parfum m’enivre de souvenir…

 

Tes mots m’ont permis de revivre un instant ce qu’hier me faisait… Tes mots m’entraînent toujours dans de magnifiques voyages intérieurs….

 

Pur bonheur que de t’avoir lu !

nadouce - le 05/11/2009 à 17h41
Merci infiniment pour ce beau texte Nadouce...
 @ très bientôt j'espère,

Michel
Michel Giliberti

Le tout illustré par un mâle plus bouleversant que celui de Gaultier, et une ambrassade discrète à la bonne vieille eau de cologne Roger et Gallet pour dissiper le grey flanel ou pas de ton éclipse

Henri-Pierre - le 06/11/2009 à 08h55
Oui, Jean-Charles était magnifique. Sur cette photo il n'avait que 21 ans et nous vivions ensemble depuis seulement trois mois. C'était nos premières vacances ensemble. Comment aurais-je pu résister à son charme?
 @ bientôt,

Michel
Michel Giliberti