Le blog de Michel Giliberti


C’est l’abysse d’une étrange demeure
D'un endroit bien enfoui dans les signes
Il inscrit en mémoire les tabous
Et meurtrit l’insoumis qui en souffre.
C’est le souffle d’une étrange torture
D’un endroit où s’ordonne la vie
Il détruit une à une les ivresses
Et immerge votre pourpre dans le noir.

 © Giliberti / 2007


Mar 17 avr 2007 9 commentaires
Il est des mots et des images qui transcendent l'univers...
Des mots et des images venus d'ailleurs  qui resteront pour l'éternité.
Merci d'être Vous.

DomAry
DomAry - le 17/04/2007 à 09h27
Je suis sincerement ému par ce que vous me dites, troublé, même.
Merci infiniment Domary.

Michel
Michel Giliberti
C'est "marrant", ce tableau m'a toujours fait penser au Christ ressuscitant et s'effondrant, raide-mort, aux pieds de son tombeau.
jerem - le 17/04/2007 à 10h01
Oui, mon fils, il y a quelque chose de ça, mais alors le tombeau serait l'antre de la mère... vous me ferez trois pater. :o)
@ bientôt,
Michel
Michel Giliberti
j'y vois plutôt une (re)naissance difficile, "limite", ...d'un personnage qui me semble endormi plus que mort, mais blessé , rongé par les eaux...et au loin, il y a  le fleuve de la vie...   tableau qui est froid sans l'être complètement ..., peut-être à cause de la vapeur ? bonne journée
oh, non !!! le code c'est KGB !!!
Maryse - le 17/04/2007 à 10h42
En fait, une fois ce tableau terminé, j'ai réalisé que la posture du personnage, les pieds encore dans une anfractuoisté profonde dont le corps sali de meurtrissures en est sorti,  ajouté au titre que je lui avais donné "Blessure de mer", tout prettait au sens  de l'accouchement... et de tous les troubles qu'inflige (plus ou moins inconsciemment) une mère à son fils... "Blessure de mère"...
 merci Maryse, @ +

Michel.
Michel Giliberti
Tu vas rire. Je suis entrain de dégivrer mon frigo, et j'entends un gros bruit tout en regardant ta peinture. Je me suis précipitée, cela n'est rien, juste un gros bloc de glace qui s'est détaché. Mais comme j'avais mémorisé ton tableau, j'ai cru que cet homme avait chu de mon freezer....
bellelurette - le 17/04/2007 à 11h23
Tu aurais donc  eu un réfigérateur miraculeux, porteur de belles promesses.
Dans ce cas je t'aurais demandé immédiatement la marque :o)
@ bientôt,

Michel
Michel Giliberti

Trois Pater !!! Vous êtes dur, mon Père, loool! Mince, quelles sont les paroles du Pater, déjà?


Mais, bon, il fait vraiment penser au Christ, ce tableau; comme un autre tableau avec Hicham, me semble-t-il, accompagné de trois chevaux me fait penser à Alexandre le Grand.


 

jerem - le 17/04/2007 à 14h12
 Comment osez-vous? je crois qu'Alexandre le Grand était pédé. :o)
Je vous excommunie définitivement... mais avant vous ferez en plus trois Ave...
Allez mon frère, je vous rejoins tout de suite...

St Michel de la chasteté moyenne...
Michel Giliberti

Renversé au pays des ailleurs blessés,


Le corps meurtri et blême gît abandonné,


Sur la pierre de la vie, se meurt dans l'eau,


Une chevelure qui sombre tel un bateau...


 


Dessin et texte en harmonie.


Cordialement


Marie Lanson (rubrique"plume")


 


 

Marie Lanson - le 17/04/2007 à 14h40
Merci Marie pour ce beau poème qui effectivement se marie à mes maux...

Michel
Michel Giliberti
J'avais lu "blessure de mère"... Révélateur ?
Joyce - le 17/04/2007 à 20h08
C'est le sens même du poème et du tableau.
 @ bientôt
Michel
Michel Giliberti

Les blessures sont des liens ... comme un cordon ombilical  même coupé il retient.


Mon salut du soir ...


 

neurhone - le 17/04/2007 à 22h44
Les blessures  de mer(e) sont souvent celles qui défont et refont comme le ressac...
Bonsoir,

Michel
Michel Giliberti

Bonjour Michel,
Une fois de plus je me suis perdue avec bonheur dans ton univers ... mes yeux , mon âme se sont noyés dans la tendresse, l'amour qui entoure tes ouvrages ... merci encore une fois de nous offrir ces instants.


A bientôt
MeL

*MeL* - le 18/04/2007 à 11h50
Toujours heureux quand tu passes par ici et qu'en plus, tu me dis des choses si douces.
Merci Mel,
@ bientôt

Michel
Michel Giliberti