De ces heures imprécises, je garde la lumière qui ensoleilla mes matins.Et quant à dire si peu, j’ai tant pensé pourtant que vous étiez comme un soleil, comme une escale dorée dans mes voyages silencieux.
De ce séjour de cuivre où chacun de vos gestes corrodait ma patine, je peux bien avouer qu’un fer de lance ne m’eut pas mieux blessé.








Un peu d’eau pour laver…
Je remercie tous ceux qui sont venus à mon vernissage et plus particulièrement Joëlle, Laurent, François, Selim parce qu’ils représentent des amitiés nées du blog.
Je trouve ça étonnant et rassurant ; le net n’est donc pas une simple toile, un simple piège virtuel.
Les commentaires ont une âme et un visage et hier soir j’en ai eu une belle preuve.
D’autres amis blogueurs seraient bien venus, mais hélas la France est grande et les rencontres ne peuvent pas toujours aboutir.
Un peu d’eau pour la soif,
Un peu d’eau pour laver…
J’ignore dans le fond pourquoi je parle de l’eau pour évoquer hier soir ; et bien, je laisserai l’eau couler et je la laisserai laver pour devoir tout recommencer.
Merci à vous tous, du fond du coeur…
Et quand l'eau est donnée avec ce sourire...De ces instants si particuliers, j’ai gardé des milliers de photos, des traces argentiques débarrassées de toute sophistication.
Ces clichés m’ont brusquement donné l’envie de réaliser un travail inspiré par une note ensanglantée qui déjà dans mes peintures signait mes blessures.
Alors, dans une presque hémorragie des souvenirs est née une œuvre associée à ma phobie de la violence, une œuvre qui commerce avec ma poésie… une hémographie des désordres.

— Profils intimes
— Fragments
Elle regroupe une partie des photos originales du livre ainsi que des photos inédites.




*
Dans la foulée je vous annonce la sortie en juin de mon nouveau roman, "lapeaudumonde.com".
Extrait du livre
Cette hypothèse lui rappela que Nico lui avait conseillé de changer de pseudo pour son blog et sa désespérance nouvelle lui en souffla un :
« La peau du monde ».
Oui, sa peau ne refléterait que la souffrance du monde.
Il parut libéré, comme si nommer son mal, le cautionnait enfin.
« La peau du monde ».
Oui, sa peau absorberait toute la souffrance des hommes… mais pourquoi ?

Comme un pain de froment,
Et dans tes yeux d’argent… »
Tu es toujours belle, maman, et tes yeux si fatigués sont toujours d’argent…

Bonne fête maman.

Impossible pour moi de partager ta foi
Impossible d’avancer dans le vide.
J’aime pourtant tes mots quand ils nomment les choses et me parlent de l’homme, mais quand ils nomment le ciel, ils ne me parlent plus.
Tes sourires me suffisent et tes yeux
Quand il me faut les peindre
Quand ils livrent tes secrets.
L’éternité pour moi,
C’est peut-être ça… une toile sur laquelle tu t’inscris.
Une toile, comme l’instant fragile d’une communinon païenne.







Ici, le temps se noue aux arbres forts du jardin.
Ici, le temps se compte en azalées et en bambous, en noisetiers et en poiriers.
Ici…

Ici, la pluie fait un tel bruit sur les carreaux et sur la porte
Ici, la pluie abreuve et lave tout ce qui boit et qui se lave.
Ici…

Là-bas, le temps se noue aux vastes cours aux murs de terre et aux faïences.
Là-bas…

Là-bas, le vent apporte les légendes et puis le sable
Là-bas...

Solennels dans leurs vies
Et si humbles dans nos lois
Je crois bien que mon poing
Dans un acte de pourpre
Irait bien faire saigner
Les acteurs bien pensants
Absents en toute chose
Qui devraient de leur nuit
Faire un vaste midi
Et des heures insulaires
De brillants continents.
© Giliberti / Hémographie des désordres / 2008

Ainsi se mirent à fuir les idées bleues de l’idéologie.
Ainsi revinrent les idées noires de l’ennui, des velléités et des supercheries.
Mais il est des sources autrement bleues, des réserves rouges sans condition, des oasis à fleur d’ailes qui fleurent encore l’insolence... Les idées neuves de 68 !
Elles sont là, tout près de nous, à un souffle de votre cou… Un mot, un geste et l’on s’y noie avec délice.
Est-il si grave de vouloir l’eau à la bouche et de son limon cultiver les différences ?
Ah… chers Sarkozistes, chers amis de l’autre bord des fleuves denses, abreuvez-vous, abreuvez-vous… Il existe des rires enfouis qui vous feraient tant de bien et des festivités secrètes au creux de vos soirées tant convenues. Pour vous aussi, les plages sont là où vous savez… sous les pavés de l’Élysée.
Allez, encore un effort et oubliez les Hortefeu, les Lagarde, les Fillon, les Darcos, les Boutin, les Bertrand et autres tristes sires...Oubliez-vous.
J’ai fait un rêve…

Et que le ciel s’empourpre à l’est
Vous respirez l’étrange langueur
D’un jour qui meurt là, à vos pieds
Quand tout en vous, naît de ses mains.

Je n’ai pas eu le courage de me consacrer au blog ces derniers temps.
Entre un travail excessif et le moral un peu en berne, j’avais là quelques raisons suffisantes.
Pendant tout ce temps, j’ai dû mettre sur pied ma prochaine exposition (peintures et photos), terminer les corrections de mon dernier roman et suivre toute la mise en pages d’un livre consacré à mes photos et poésies (merci à mon éditeur pour sa patience), le tout devant être bouclé avant le 29 mai, date de mon vernissage à la galerie Benchaieb, à Paris, où l’ensemble de ce travail sera présenté.
Même si « travailler plus pour gagner plus » (harangue ô combien détestable de notre cher président) est dans l’air du temps, moi qui rêve de tout arrêter enfin et prendre de la distance avec ce qui use, je vous le dis, cette phrase est la plus stupide que je connaisse.
À mon sens, nous sommes faits pour jouir de la vie sans la perdre à la gagner ! Le moral se retrouve dans les choses vraies... celles qui n'ont aucune valeur marchande : l’observation, l'écoute de l'autre, l'écoute de la nature.
Bref, histoire de renouer nos échanges, je viens par ici, errer dans le noir de ce blog, un peu comme j'entrais dans les trains fantômes de mon enfance, mais là, les fantômes sont les miens et j’en connais toutes les ficelles.
Bientôt je posterai la couverture du livre de photos et celle du roman.
Je parlerai aussi de ma pièce de théâtre « Le centième nom » qui se jouera à partir du 5 juin au théâtre La Lucarne, à Bordeaux et qui me transporte de joie.
Je vous parlerai plus précisément de Jean-Pierre Terracol, le metteur en scène, des acteurs, Ahmed Alami et Lionel Heches, mais je m’appliquerai à le faire, dès que je pourrai réellement souffler et trouver les mots pour le dire. Si je n’en parle pas moi-même, qui en parlerait n’est-ce pas ?
Je reviens bien vite… à bientôt.









