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Le sommeil, cette douce petite mort, cet oubli de soi et des autres, te rencontrait parfois quand, à longtemps poser, tu rêvais d’un ailleurs où ton âme recelait des aventures plus terrestres.

Dans ces moments-là me venaient des envies de partir et de te laisser tranquille.

Ma pudeur naissait, quand la tienne s’enfuyait. J’aurais voulu te peindre ou voler ton image, avec l’agilité d’un enfant qui, silencieux et secret dans les jardins profonds, s’empare des fruits mûrs convoités.

Mais alourdi de remords, je poursuivais mon travail attentif de peintre et toi, léger comme l’air, tu demeurais assoupi, à poser dans ta beauté première.

 

 

Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 7 novembre 2009
- Communauté : blog artiste
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Comment vous dire ? Comment vous expliquez l’aventure qu’il m'a été donné de vivre hier après-midi,  alors que j’accompagnais un ami handicapé qui dépend du RSI (Régime Social des Indépendants) à la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) ; caisse du régime général, comme chacun sait.

Celle-ci avait convoqué mon ami pour un contrôle de ses droits à toucher son AAH (Allocation Adulte Handicapé), bien que ces derniers courent jusqu’en 2014 (des fois, qu’entre temps, il serait passé par Lourdes). Il lui fallait justifier de son invalidité afin de savoir si l’aide reçue de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) ne dépendait pas en fait de la CRAM (Caisse Régionale d'Assurance  Maladie) alors qu'en réalité depuis plus de cinq ans il dépendait de la RAM (Régime Assurance Maladie des Indépendants).

Devant la judicieuse série de sigles et autres abréviations jargonnesques, au bout d’un moment, la CRAM se noya dans la CAF et bouda la RAM, elle-même dépendante de la CDAM. (Caisse Départementale d'Assurance Maladie) Je ne suis certainement pas très clair, mais j’ai des excuses…

Au bout d’une demi-heure de débat an-alphabétique, le médecin conseil de la CPAM perdit lui-même son latin ne comprenant pas pourquoi on avait convoqué mon ami à la CPAM alors qu'il ne dépendait pas de ce régime. Il envoya donc la secrétaire chercher le fameux "dossier", que, bien sûr, elle ne trouva pas ! Celui-ci avait du s'égarer quelque part entre la CAF, la CRAM, la CPAM, la RAM et probablement encore d'autres entités mystérieuses. Le médecin resta muet un court instant puis demanda à sa secrétaire de transmettre le dossier à la DDAM (Direction Départementale de l'Assurance Maladie) espérant sans doute qu'elle pourrait tirer quelques conclusions d'un dossier virtuel !



Photo anonyme captée sur za-gay-org

Plus tard, totalement SA (Sidéré et Abruti) par ce PC (Parcours du Combattant) et bloqué dans ma voiture, au centre de la pollution, du bruit et de l’ambiance électrique de la ville sous la pluie, j’ai eu l’irrésistible envie de me retrouver dans ce qui reste de la forêt Amazonienne avec un magnifique GEP (Gigantesque Étui Pénien) pour récupérer un peu de ma superbe écornée par la BUS (Bureaucratie Usante et Stalinienne).


Par Michel Giliberti - Publié dans : Humour et société
Mercredi 4 novembre 2009
- Communauté : Résistance 2007
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Jean-Charles /1973

Un peu de Balmain sur mes joues

Et nos heures d’avant, les parfumées, reviennent me tourmenter.

Ces heures, quand dormir n’était pas nécessaire.

Ces heures, quand mourir n’avait pas de sens.

 

Un peu d’Eau Sauvage sur mes doigts

Et nos heures d’amour, les nourricières, reviennent me secouer

Ces heures, quand gueuler ne privait pas d’allure

Ces heures, quand pleurer pouvait aussi faire rire.

 

Un peu de Guerlain sur mon cou

Et nos heures d’ivresse, les insolentes, reviennent me déchirer

Ces heures, quand frapper n’était qu’une caresse

Ces heures, quand crever ne voulait dire que vivre.

 

© Giliberti / 2009


Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Lundi 2 novembre 2009
- Communauté : Poésie française
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 C’était le 4 septembre dernier, quinzième jour de ce ramadan 2009.

Dans l’air embaumé du soir naissant, le chant du Muezzin annonçait à tous les musulmans la fin très proche du jeûne quotidien. 

Les Tunisiens pressaient le pas dans les rues de Sidi Bou Saïd pour se retrouver en famille et prendre le repas du soir tant attendu. 

Moi, sur la terrasse de la maison, je restais fasciné par un nuage caressé de la lumière du soleil couchant, qui, dans le mauve du ciel obscurci, avançait, massif et inquiétant, comme un jet de cendres volcaniques.

Peu de temps après la Lune devait disparaître derrière lui et le chant du Muezzin s’interrompre. Il me fallait fixer cet instant grandiose où les éléments se rappellent à vous et vous assurent de leur puissance.


Demain serait un autre jour ; un jour qui devait, hélas, m’abrutir d’une douleur sans nom et m’obliger à repartir en France quelques jours, puis revenir, bercé des souvenirs brûlants d’une enfance heureuse, désormais orpheline.


Pour l’heure, alors que la « Chorba » (soupe du ramadan) m’attendait chez mes amis, je me sentais impressionné de la chance d’être un terrien et désespéré qu’on puisse tant de fois l’oublier.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Réflexion
Vendredi 30 octobre 2009
- Communauté : blog artiste
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Au soir des inquiétudes, des grandes questions et des ressentiments,

L’élégance voudrait qu’on se retire.

Mais le soleil s’entête à faire briller chaque silice terne

Aussi, comme au premier matin du monde,

On avale l’air qui donne vie jusqu’au prochain accroc

Jusqu’à la nouvelle chute.

© Giliberti M / 2009



Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Dimanche 25 octobre 2009
- Communauté : blog artiste
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Françoise Hardy / Chanson d'O / La question

Les éditions Bonobo ferment leurs portes. Je ne serai plus édité chez elles C’est une grande tristesse, car je m’y sentais très bien. J’avais en réserve encore deux titres… Tant pis. Je ne me sens pas le courage de taper à la porte d’autres éditeurs, du moins pas pour le moment. C’est difficile de se battre de nouveau ; difficile de se retrouver demandeur. J’ai heureusement la grande chance d’avoir un de mes romans « Bou Kornine » qui sera publié aux États-Unis en 2010.
En attendant, je ferme ce blog pour une période indéterminée, car je n’ai plus grand-chose à dire. Trop d’éléments me perturbent et me distancient de ce rendez-vous que je voulais toujours au plus près de la création et de l’intime partage. Je n’aime pas faire les choses à moitié. Aussi, aujourd’hui j’ai besoin de fermer les yeux, de redessiner une approche du monde ouverte sur la réalité et d’oublier le virtuel, la toile et ses pièges.
Je vous embrasse toutes et tous ( vous qui ne fûtes jamais virtuels ) et je vous remercie du fond du cœur pour tout ce que vous m’avez apporté.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Mon actualité
Lundi 29 juin 2009
- Communauté : blog artiste
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Je ne trouve toujours pas la photo qui reflèterait au plus juste l'ambiance du vernissage de ma dernière exposition. En attendant,voici deux des toiles nouvelles qui s'y trouvaient.


Par Michel Giliberti - Publié dans : Mon actualité
Lundi 22 juin 2009
- Communauté : blog artiste
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