Les rendez-vous du dimanche Midi première La fête au palais des rois de
Majorque Chanteurs et musiciens des rues Les gens me frôlent (audio) Les couleurs du temps Restez donc avec nous le lundi P1 Restez donc avec nous le lundi P2 Restez donc avec nous le lundi P3 Restez donc avec nous le lundi P4 Restez donc avec nous le lundi P5 Le centième nom (pièce interprétée par Salim Kechiouche et Samuel Ganes)
Diaporama.
Quels beaux chants que les rites, les errances et les voyages délicieux de l’innocence !
Quels beaux chants que ceux de l’espoir, de l’erreur, du rêve et de la fraicheur piégée par un regard timide, mais prometteur ! Ardents souvenirs et ardentes confusions du printemps de nos vies, quand la chair vibre encore à la moindre brise ; quand le cœur bat si fort
qu’il vous plonge dans l’essoufflement et la pire des distractions ; quand les autres n’existent plus ; quand l’univers tout entier se résume à ses seules prunelles qui vous mettent en
prison ; quand le souffle essentiel n’est plus le vôtre, mais le sien. Quels beaux chants !
Il existe une cache aux murs blancs, un refuge sable et bleu où s’étirent mes paresses, mes
mots surs ou sucrés, mon refus des contraintes. Il existe une cache aux murs blancs où des niches me permettent des images aussi simples que
ce panier de dattes qu’un rayon de soleil illumine au matin. Il existe une cache aux murs blancs, quand ailleurs, le cœur est relégué, le corps si
fatigué, la mémoire alpaguée.
Charmant sourire retrouvé au hasard de souvenirs pas si lointains.Charmante
ambiance, verte et ambrée, à l’ombre de la Koubba du Belvédère, au sommet de Tunis. Certaines photos traversent les années et vous reviennent en plein cœur, légères comme un jour de printemps qui ordonne à l’hiver qui vous plaque
encore au sol d'aller faire ses valises. Alors, à ce sourire d’un autre été, j’ajoute le mien en pensée. La vie, joyeuse ou non, réserve souvent de si douces surprises qu'il est bon de les chercher dans sa mémoire en attendant d'en vivre
d'autres.
Quand je te regarde de face Mes yeux déchiffrent l’obscur enchantement de ta claire promesse. Je cherche à m’éblouir de chaque détail offert et je te désire, t’attire, t’aspire…
Quand je te regarde de dos Mes yeux déchiffrent le clair enchantement de tonobscureprofondeur. Je cherche à m’éblouir de chaque secret offert et je te découvre, t’entrouvre, te couvre.
Nous avançons, béquilles de sang aux bras. Nous avançons plus ou moins bien. Nous avançons, c’est déjà ça. À l’autre bout de nos espérances, l’horizon n’est pas ce ciel limpide tant décrit. La vieillesse apaisée, la vieillesse orgueilleuse, n’est pas au
rendez-vous. Alors nos corps balbutient. Alors nos gestes hésitent. L’oreille se tend, l’œil déchiffre, mais c’est déjà la fin. J’allume des veilleuses, je veille mes chagrins, mais tout, dans la nuit noire, reste inerte et le destin, comme un phare immuable, pulse au sommet
de cette lointaine côte qu’il me faudra franchir pour rencontrer l’oubli. MG
Le soleil est revenu dans le jardin, et avec lui, les couleurs...Les bignones qui commencaient à baisser leur garde semblent se réveiller dans le petit matin.
Une simple pause, un regard de buis et puis, l’heure douce
s’enfuit bien trop vite, nous prive de la nonchalance, du partage et du geste repus. Par erreur, par mensonge, le temps définit ses élasticités en fonction de nos enchantements, de nos sottes
angoisses. Mais qu’importe si l’heure ne dure qu’un instant ! L’image s’est imprimée à vie.
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