Traces de sang ou peut-être d’amour
L’œil retient ce qu’il croit avoir vu
Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin
Tout décrire pour cacher davantage
C’est peut-être le sens d’une vie
C’est sans doute le sens de la mienne.
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 8 février 2010
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Un jour on se retourne
dans la lumière
Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux
Plus rien n’influence nos destinées
Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien!
Toute l’enfance reste écrasée sur ce vieux mur comme un insecte dans son sang
Notre regard est enfin plein de notre seule vigilance.
© Giliberti M
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Samedi 6 février 2010
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17:46
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Parfois, bien ancrés au
sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés.
Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre mieux les égratignures qui endurcissent et les
lâchetés qui confortent. Nous avançons, auréolés du rouge de nos erreurs comme autrefois quand nos joues empourprées attendrissaient les grands.
Hélas, avec le temps ce rouge désarmant de l’enfance devient la simple marque de nos souffrances, de nos erreurs et de nos
ressentiments. Il faudrait pourtant qu’il reste celui des coquelicots magnifiques et légers dans l’air saturé du parfum des moissons, de ces tâches vives, témoins de nos amours d’antan.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 4 février 2010
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Peut-être bien qu’un jour s’écrira le départ
Coulera le café du dernier des matins.
Sur la table le journal reposera ouvert
Sur tant de faits divers qui retenaient mes yeux.
Peut-être bien qu’un soir, se tairont les trois notes
Des chansons qui m’aimaient comme je les aimais
Quand l’ambre d’un whisky me disait que demain
Serait un autre jour, un jour forcément beau.
Peut-être bien qu'alors mes gestes faibliront
Au point qu’un téléphone me paraitra si lourd
Qu'appeler me sera aussi dur que d'attendre
T’attendre ! Rien qu’un leurre ! On n’aime que les vivants.
© Michel Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 2 février 2010
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Te regarder dans la lumière des bougies, entendre le son de ta voix…
Étourdissant !
Tes gestes maladroits et puis les mots que tu m’adresses… Entêtant.
Tes yeux sombres comme la pourpre du vin qui les fait tant briller… Enivrant !
Te voir me regarder et oublier qui je peux être, où je peux être… Bouleversant !
Et puis retrouver l’eau, et puis retrouver l’air… Suffocant.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Lundi 1 février 2010
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Passagers clandestins d’un voyage sans danger, ton accord et mes doutes ne trouvèrent point d’entente.
J’aurais pu comme d’autres profiter d’une union de fortune sous le jasmin en fleurs, au
fond du vieux patio, mais l’étreinte volée – si facile soit-elle – ne me convient jamais, et m’ennuie à mourir. De tes vaines attentes et de tes bouderies, j’ai déduit que le spleen n’est pas
long quand l’exil est bien court et que tous mes transports pouvaient bien se poursuivre ailleurs que dans tes bras.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 30 janvier 2010
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Sous mes doigts qui ne cherchent plus rien, la saveur de ta peau reste intacte.
Il me semble que tu hantes toujours mes chimères et l’azur de tes yeux reste encore ma
victoire.
Lisse image, terre d’ancrage, c’est peut-être…
Barque frêle, libre amarre, c’est certain.
Sur mes lèvres qui ne clament plus rien, la justesse de tes mots s'est lovée.
Il me semble que tu nommes à jamais mes instincts et tes rouges pensés sont de tous mes
repos.
Rires et larmes, pluie et vent, c’est encore…
Doux enclos, saisons mortes, c’est déjà.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Jeudi 28 janvier 2010
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